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Tome deuxième.
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5 oG NOTES SUR L’ELOGE

tous combattez sur un terrain qui s’enfonce sous vos pieds, et quevous allez tomber malgré vos victoires : tout le monde le voit, et per*sonne n’ose vous le faire voir. Vous le verrez peut-être trop tard. Levrai courage consiste à ne se point (lattcr, et à prendre un parti fermesur la nécessité. Vous ne prêtez volontiers l’oreille , sire , qu’à ceux qu>vous flattent de vaines espérances. Les gens que vous estimez les plus so-lides , sont ceux que vous craignez et que vous évitez le plus. Il fau-drait aller au-devant de la vérité , puisque vous êtes roi, presser lesgens de vous la dire sans adoucissement, et encourager ceux qui sonttrop timides ; tout au contraire, vous ne cherchez qu’à ne point ap-profondir. Mais Dieu saura bien enfin lever le voile qui vous couvre lesjeux, et vous montrer ce que vous évitez de voir. Il y a long-temps qu'iltient son bras levé sur vous ; mais il est lent à vous frapper , parcequ’il a pitié d’un prince qui a été toute sa vie obsédé de flatteurs, etparce que d’ailleurs vos ennemis sont aussi les siens. Mais il saura bienséparer sa cause juste d’avec la vôtre qui ne l’est pas , et vous humilierpour vous convertir ; car vous ne serez chrétien que dans l'humilia-tion. Vous n’aimez pas Dieu, vous ne le craignez même que d’unecrainte d’esclave ; c’est l’Enfer, et non pas Dieu, que vous craignez-Votre religion ne consiste qu’en superstitions, en petites pratiques SU'perlicielles. Vous êtes comme les Juifs , dont Dieu dit, pendant qu’à 5m’honorent des lèvres, leur cœur est bien loin de moi. Vous êtes scrU'pulcux sur des bagatelles , et endurci sur des maux terribles. Vo 11 *n’aimez que votre gloire et votre commodité. Vous rapportez tout 11vous , coptme si vous étiez le dieu de la terre , et que tout le reste n’c lltété créé que pour vous être sacrifié. C’est au contraire vous que Di cl *n’a mis au monde que pour votre peuple ; mais, hélas ! vous ne cou 1 'prenez point ces vérités. Comment les goêitcriez-vous? vous ne connais^®point Dieu , vous 11e l’aimez point, vous 11e le priez point du cœurvous ne faites rien pour le connaître.

» Vous avez un archevêque 1 corrompu, scandaleux, incorrigible’faux , malin , artificieux, ennemi de toute vertu , cL qui fait gémir tollJles gens de bien. Vous vous en accommodez , parce qu’il ne songe <I Uvous plaire par ses flatteries. Il y a plus de viugt ans qu’en proslii 11 ' 1 'son honneur, il jouit de votre confiance. Vous lui sacrifiez les g eIlS , ^bien, vous lui laissez tyranniser l’Église, et nul prélat vertueux u c ~traité aussi bien que lui.

» Pour votre confesseur 2 , il n’est pas vicieux; mais il craint la s °vertu, et il n’aime que les gens profanes et relâchés. Il est jah> ll3£ ^son autorité, que vous avez poussée au-delà de toutes les bornes.confesseurs des rois n’avaient lait seuls les évêques et décidé de toU -jjles affaires de conscience. Vous êtes seul en France , sire, à ignoi'C 1 A11e sait rien , que son esprit est court et grossier, et qu’il no luis sC

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et i(xj 3 , où la victoire se réduisit en cll'ct h prendre le champ de b- ,taune partie du canon.

1 De Harlav. 2 I.e P. La Chaise.

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