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DE VALON.
Cesse enfin d’agiter ma vie,
Et laisse en paix mes derniers jours !
Ta tyrannie et tes capricesFont payer trop cher tes délices.
C’est trop gémir dans ta prison ;
Brise les fers qui m’y retiennent,
Et permets que mes vœux obtiennentLes fruits tardifs de la raisoD.
Déjà m’échappe le bel âge *
Qui convient h tes favoris,
Et des ans le sensible outrageMe va donner des cheveux gris.
Si pour moi le dessein de plaireDevient un espoir téméraire,
Que puis-je encore désirer?
Quelle erreur de remplir mon âmeD’une vive et constante flammeQue je 11e saurais inspirer !
Quand on sait unir et confondreEn deux coeurs memes sentimens ,
Et que les yeux de deux amansSavent s’entendre et se répondre;Quand on se livre tout le jourAux soins d’un mutuel amour,
De quel transport l’âme est ravie !
Dans ces motuens délicieuxUn mortel porte-t-ii envieA la félicité des dieux ?
Mais l’amorcc de tes promessesN’cut que trop l’art de in’éblouir.Réserve toutes tes caresses *
A l’heureux âge d’en jouir.
Serre de la plus forte chaîneL’ardent Cléon, la jeune Ismène;
Vole ou t’appellent leurs désirs,Fais-les mourir, fais-les revivre,
Et que ta faveur les enivreD'un torrent d’amoureux plaisirs.
Pour moi, dans un champêtre asile ,Où l’Arou de scs claires eauxBaigne le pied de nos coteaux,
Je cherche un bonheur plus tranquille ,Sur des fleurs mollement couché,
Avec un esprit détaché
Desine , dulciumMater sceva cupidinum ,
Circa lustra decem Jlectere mallibusJam durum imperiis.
Non sum qualis eram bonœSttb regno Cynaræ.
Abi
Quo blanàæ juvenum te revotant prcces.
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