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NOTES SL K L’ELOGE
Des biens que le courtisan brigue,
Sur moi le père du repos,
Le Sommeil, d’une main prodigue, *
Versera ses plus doux pavois.
Je verrai quelquefois écloreDans les prés les aimables /leurs,
Odorantes filles des pleursQue verse la naissante Aurore;
Je verrai tantôt mes guéretsDorés par la blonde Gérés :
Dans leur temps les dons de PomoncFeront plier mes espaliers,
El mes vignobles, en automne,
Rempliront mes vastes celliers.
Mais quel trouble et quelles alarmes 1Viennent me saisir malgré moi!
Pourquoi, Céphise, hélas! pourquoiNe puis-je retenir mes larmes?
Dans mon sein je les sens couler.
Je rougis, je ne puis parler;
En cruel ennui me dévore.
Ah! Vénus, ton fils est vainqueur :
Oui, Céphise, je brûle encore;
Tu régnes toujours sur mon cœur.
Quelquefois la douceur d’un songe *
Te rend sensible h mes transports.
Charmes secrets, divins trésors,
N’éles-vous alors qu’un mensonge?
IJne autre fois avec dédainTu te dérobes sous ma main :
J’embrasse une ombre fugitive;
Et te cherchant à mon réveil,
Je hais la clarté qui me priveDes doux fantômes du sommeil.
(2) Nous pourrions citer plus d’un exemple de pareils discours, qu cles Zoïles de la littérature ont fort exaltés , non-seulement par le motÜsi digne d'eux de flatter des hommes puissans, mais pour opposer ;disaient-ils , la supériorité et les grâces de ces discours à l’insipidité ctau mauvais goût de plusieurs autres, qu’avaient prononcés , enpropre nom, des académiciens, gens de lettres ; il est arrivé plus d’ ul,efois que ces académiciens , outragés avec tant de bonne foi et de }° s 'tice, étaient les secrets auteurs des discours tant célébrés. Peut- ctl
1 Sed cur, heu! lAgurine, cur
Mariai rara meas lacryma per gênasCur facunda pariwi deenroInter verba cadit lingua silentio ?
+ Nocturnis te ego somniis
Jam captum teneo , jam volucrem sequorTe per gramina martiiCampi y te per aquas , dure, volubilts .