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Tome deuxième.
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DE D ANGE AU. 563

» nom d’innocent XII, lui donna le même titre , quoiqu’il n’ait» jamais été eu Italie prendre possession de cette charge.

» L’académie des Ricoorali de Padoue l’admit, en 1698, au» nombre de ses membres.

» L’assemblée qui se tenait chez lui un jour marqué de chaque« semaine, était en même temps politique et littéraire. Parmi>> les personnes de tout état qui s’y rassemblaient , les plus as-» sidus étaient le cardinal de Polignac , l’abbé de Longuerue ,» l’abbé de Choisy, le marquis de L’Hôpital, l’abbé de Saint-

Pierre , de Mairau, l’abbé du Bos , qui lut dans ces séances» une partie de ses Réflexions sur la Poésie et sur la Peinture ;» l’abbé de Raguenet y lut aussi sa Vie de Turenne.

» Le 12 juillet 1721 , il résigna sou prieuré de Notre-Dame» de Gournay-sur-Marne, à l’abbé Alary , et au mois de dé-» cembre 1722, il fit son testament, et il le nomma son léga—» taire universel. Ses quatre dialogues sur VImmortalité de» l'ilmc ont été faits à Gournay. Il mourut un mercredi, le jour» même que les assemblées se tenaient chez lui, et il ne voulut« pas que l’on renvoyât personne de ceux qui avaient contume« d’y assister. Il en arriva cinq ou six un moment après qu’il» eut expiré. »

NOTES.

(1) Les princes qui ont laissé approcher de leur trône les hommes àtalens, n’ont pas toujours été pour eux des Louis XIV , des Auguste etdes Frédéric. On pourrait nommer plus d’un philosophe qui a passé savie auprès d’un monarque sans y jouir de la considération qu’il méritait.L’empereur Rodolphe, le seul prince de la maison d’Autriche qui aitmontré quelque amour pour les lettres , et qu’on a tant loué de son goûtpour l’astronomie , n’estimait cette science que parce qu'il la regardaitcomme la base des prédictions astrologiques , et n’avait appelé Kepler àsa cour, que dans l’espérance de trouver en lui un profond astrologue.Il demanda sérieusement à ce grand homme quel événement était an-noncé par une nouvelle étoile qui venait de paraître. L'illustre astro-nome fut obligé de faire des almanachs à prédictions, pour ne pasperdre la faveur du prince , et pour toucher ses appointemens qui étaienttrès-mal payés , mais surtout pour se procurer quelque subsistance parle débit de ces almanachs. « Celte ressource, disait-il, est encorex plus honnête que le métier de mendiant ; heureux si je puis sauver» l'honneur de sa majesté impériale en ne mourant pas de faitn à sa» cour et sous scs yeux (Calendarium ctim prognostico scripsi, quod» pmtlà Iwneslius est quant mandicare ; msi quôd sic honori Cwsaris