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Tome deuxième.
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564 NOTES SUR L’ÉLOGE

» parcilur, qui me insolidum deseril, cl par ipsius mandata caméra —» lia, (juamvis crebruet reccntia, nühifamé périra liceal). »

Nous devons avouer que notre bon Henri IV, le meilleur de tous nosrois , mais plus guerrier que savant, n’honorait pas les gens de lettresd’un grand accueil. Le savant Joseph Scaliger ayant été appelé par lesHollandais pour être professeur chez eux, alla prendre congé de ceprince qui, sans lui témoigner aucun regret de le perdre , se contentade lui dire : Eh bien, M. de Lescale (c’était le vrai nom de Scaliger), lesHollandais vous désirent et vousfont une grosse pension, f en suis bienaise. On sait d’ailleurs que ce prince détestait la lecture, et qu’un jourDuplcssis-Mornay eut le courage de lui en faire un reproche. Mais il futbon, il aima son peuple, et cette qualité doit faire excuser un roi den'avoir pas aimé les lettres. On pourrait compter bien d’autres souverains,dont les gens de lettres ont encore eu moins à se louer. Témoin, pour neciter qu’un seul exemple, le savant et pauvre Théodore de Gaza , qui,ayant dédié à Sixte IV sa traduction du livre d'Aristote sur les ani-maux , en reçut pour tout rcmercînient le prix de la reliure, que cepape lui lit rendre.

( 2 ) Ce journal curieux des grâces annuelles accordées pm - le roi à sescourtisans, était distribué eu grâces eccle'siastirpies, bienfaits militaires,bienfaits pour la robe, bienfaits pour la marine. L'auteur y ajoutaitmeme les grâces accordées par le roi aux étrangers, avec une courtenotice sur ceux qui les avaient obtenues. Ce petit volume , qu’il donnaitpourétreunes à Louis XIV, écrit de la itieilleure main qu’il put trou-ver , était orné de vignettes gravées par Edelinck ; il en coûtait à l'abbéde Dangcau 3oo livres tous les ans , pour se faire tous les ans plus decent ennemis. Aussi cherchaient-ils à se venger, même par les plus pe-tits moyens , en tâchant de rendre ridicule le goût de l’abbé de Dangeaupour la grammaire. Ils répétaient avec une charitable complaisance cettechanson fuite contre lui :

Je suis les Dangeaux à la piste,J’arrange au cordeau chaque mot,Je sens que je deviens puriste,

Je pourrais bien 11’èlre qu’un sot.

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L’injure était si grossière , et l'abbé de Dangeau était si loin d’être unsol , que nous croyons , eu rapportant cette mauvaise épigramme , mon-trer uniquement la sottise de ses détracteurs.

(3) Ces Essais de grammaire ont été rassemblés par l’abbé d’OIivctdans un recueil qu’il a intitulé '■Opuscules sur la lMiiguefrançaise ', Auxcinq voyelles connues a , e, i,o , u , l'abbé de Dangeau ajoute les préten-dues diphtongues ou, eu, au, qui sont de véritables voyelles ; l e ouvert,comme dans les cyprès; le muet, et les voyelles nazales an, en,

‘Cette remarque étant purement grammaticale, ceux qu’elle ennuieraitpourront la passer.