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DE DAN G EAll. 565
in, on, un, ce qui l'ait eu tout quinze voyelles. Duclos, qui adopte cecatalogue de voyelles dans ses Remarques sur la Grammaire de Port-Royal , y fait quelques additions et quelques retranchemens.il distingue Vaen deux, l’a long, comme dans malin (molossus ), et l’a brel comme dansmatin (maneJ ; il distingue de plus l’e ouvert long, comme dans tète ,et Ve ouvert bref, comme dans telle ; et il y ajoute l e fermé, commedans bonté : il distingue aussi deux o , l’o long de côte, et 1 o bref decotte ; l’eu long de jeune , et l'eu bref de jeune. Il supprime la voyelleau qui n’est que l’o long, et retranche aussi des voyelles nazales l à; ,qui n’a réellement que le son de l’en, in dans ingrat ne se prononçantpas autrement que la dernière de bien. Moyennant ces additions et cesretranchemens, Duclos compte dix-sepl voyelles au lieu des quinze del’abbé deDangeau. Mais est-il nécessaire de compter l’a long et l’a bref,ainsi que l’o long et l’o bref pour deux voyelles différentes ? il semble quece n’est que la même voyelle différemment modifiée. En ce cas , les dix-sept voyelles de Duclos ne seraient plus qu’au nombre de quinze , commecelles de l’abbé de Dangeau , mais ne seraient pas toutes exactement lesmêmes. Ce serait a, i, o ,u, eu long , eu bref, ou, an , en, on, un , eouvert long, e ouvert bref, e fermé, e muet. On a distingué l 'eu longet l’eu bref, parce qu’il semble que le son de ces deux eu est bien plusdifférent que celui de l’o long et de l’o bref, ainsi que de l’a long et del’a bref.
A l’égard des consonnes, l’abbé de Dangeau en compte dix-neuf, sa-voir : b , d, f, g , qu’il prononce comme dans la première de gager; j ,qu’il prononce comme dans la première de jeu; h , qui n’est qu une as-piration ; k , l, ni, n , p (Il retranche q , qui n’a , selon lui, que le zcr.du k), r , s , t, v (qu’il prononce comme dans voir ) , z; il y ajoute IImouillée , et n ou gn , comme dans régner; enfin le ch , comme danschant , qu’il représente par un c simple , le son duc dans ce , étant re-présenté par s , et le son du c dans cas , étant représenté par k ; il re-tranche l’a?, qui n’est qu’un composé du k et de l .v, comme dans axe ,ou du g et du z , comme dans exil.
Duclos fait aussi à cette liste des consonnes les cliangeinens suivans.Il distingue dans g celui de gueule et celui de guenon , qui est le même,à très-peu près , que dans la première de gager; il ajoute q comme dansqueue , prétendant avec raison que le son île ce q est diflêrcnt de celuidu k ; enfin il prend pour consonne l ï tréma de païen , aïeul , qu’il ditn’être que II mouillé faible. Mais il nous semble que cet ï tréma est unevraie diphtongue, et que dans aïeul , les trois lettres du milieu se pro-noncent , à très-peu près au moins , comme les trois dernières de Dieu.
De plus Vh aspirée ne paraît être ni une consonne ni une voyelle ,niais une simple modification dans la manière de prononcer les voyelles.
Ainsi nous retrancherions des consonnes de Duclos, li tréma et Vhaspirée, ce qui ferait en tout vingt consonnes. On aurait donc, suivantce système , vingt consonnes et quinze voyelles, et de plus 1 h aspirée.
Çctte emunération exacte des voyelles et des consonnes facilitera inli-