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NOTES SLR 1 .'ARTICLE
et toujours inal redits ; en un mot, il joua à peu près , devant le mo-narque et à la tête du clergé de France, mais sans se déconcerter, lascène que dans la comédie des Plaideurs, un des avocats joue avec celuiqui lui souffle sa harangue ; las enfin de ce dialogue entre son souffleur etlui, il s’arrêta tout à coup, et se tourna vers ce maladroit ou malheureuxsouffleur : Si nous continuons de la sorte, lui dil-il, ni vous ni moine nous en tirerons en cent ans ; puis se retournant vers le roi, il luifit impromptu , et pour ainsi dire brusquement, la harangue très-laco-nique et très -française. que nous avons rapportée.
(6) Dans la Description de Paris, par Piganiol de La Force, l'épi-taphe du cardinal Dubois est attribuée à l’abbé Couture, de l’Académiedes Belles-Lettres, et professeur d’éloquence au collège roval. Il se peutqueT’abbé Couture l'ait mise en latin; mais nous savons de Fontcncllclui-même qu’il en avait fourni l’idée, et c'est assez pour le regardercomme l’auteur de l'épitaphe. L’idée une fois donnée, le premier prêtrede paroisse l’eût exécutée comme l’abbé Couture.
Le beau vers que nous avons rapporté, et qui se trouvait placé aumilieu d’un grand nombre d’épitaphes ,
Tous ces morts ont vécu ; toi qui vis, tu mourras ,
se lisait autrefois dans le cimetière d’une église de Paris ; il ne fallaiteffacer que le second vers, faible et commun en comparaison du pre-mier :
L’instant fatal approche, et tu n’y penses pas.
Notre cardinal, archevêque et ministre, mourut le io août iyo.5, àpeu près comme François I e *', d’une maladie invétérée, causée par quel-ques égaremens très-excusables de sa première jeunesse, et que toutFart de la médecine n’avait pu guérir. Quelque empressé qu’il fût, aumoins nous devons le présumer , de satisfaire, dans ses derniers mo-mens, aux deyoirs que la religion impose, il sc crut obligé, commeprince de l’église, de les concilier avec ce qu’il devait, à cette dignité. Ilprétendit qu’il y avait un cérémonial particulier pour donner le viatiqueà un cardinal. Celte étiquette, qu’il jugeait si importante, exigea desinformations que la mort n’attendit pas ; et par ce scrupule, un peudéplacé dans une occasion si urgente , le cardinal fut privé, à ses der-niers momens , des prières et des secours de l’Eglise, qu’il aurait sansdoute reçus avec l’édification dont il devait l’exemple.
On assure que le pape Léon X mourut comme le cardinal Duboissans sacremens, et de plus avec l’intention de ne les point recevoir.Les protestans qui se souvenaient de l'histoire des indulgences ven-dues par les jacobins au préjudice des augustius , et devenues l’originedu luthéranisme, firent à ce sujet une épigramme très-connue, dontle sens était, que le pontife ayant vendu les saci'cmens, n’avait pu lesprendre.
Sucra sub exiremâ sifortè requirUis hord,
Cuv Léo non poluil aumere? Vendidcrsi.