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Tome troisième.
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DE BOLIllER. 3? 9

et on la logera, clil-on, dans quinze ou vingt ans, dans un batimentde quarante mille écus , dont les fondemens ne sont pas encore jetés,peut-être, dans cet intervalle, se formera-t-il un bibliothécaire. Com- >

ment les États de Bourgogne n’ont-ils pas été jaloux de fixer chez euxun pareil trésor ?

ÉLOGE DE MONGIN \

Dès l’âge de dix-neuf ans, il donna des preuves de son talentpour la chaire; les applaudissemens qu’il reçut étaient d’autantplus flatteurs, que dans cette carrière difficile, et jusqu alorspeu frayée, le jeune orateur ne trouvait guère de modèles, oun’en avait que d’effrayans pour lui, Bossuet et Bourdaloue. L A-cadémie Française mit le sceau à sa réputation oratoire , en luidécernant successivement trois prix d’éloquence. La fortune deces couronnes académiques est remarquable par ses vicissitudeset par ses effets. Dans les premiers temps où la compagnie pro-posa des prix à l’émulation des gens de lettres ( et ces temps sontceux où l’abbé Mongin entreprit de les disputer), la nouveautéde l’objet, le goût renaissant de la nation pour l’éloquence et lapoésie, l’attention flatteuse que le monarque donnait aux progrèset aux succès en tout genre , toutes ces raisons faisaient entrerdans la lice les athlètes les plus dignes d’y combattre ; et les lau-riers qu’ils y obtenaient étaient souvent le gage de la place quiles attendait dans l’Académie. Les sujets du prix d’éloquence,qui étaient alors des questions de morale , trop souvent commu-nes et rebattues (1), se trouvant enfin comme épuisés, l’objetde ce prix devint par là moins intéressant; et la nation françaisequi se lasse si promptement, même de ce qui est bon , n’attachaplus autant de mérite à ces triomphes littéraires ; ils parurent,durant quelque temps , abandonnés à des auteurs médiocres; ettel qui sortait de la séance des prix tout glorieux de sa médaille,était a peine regarde du public. Enfin les prix d’éloquence sontredevenus un objet digne d’exercer la plume de nos meilleursecuvains, et auprès du public même un des plus précieux titresaca emiques , depuis que la compagnie, renonçant aux questionsusees de morale qu’elle avait proposées durant près d’un siècle ,

E<Ime , evéque de lï.izas, ne h Baroville , dans le d ioeèse de Lan-

gros, en i(*8 ; reçu le i~. ma , s , 7o8 >, la 1)lace (le Jcau Ga |] 0 j, ; mor[ [ co mai