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Tome troisième.
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race : cet exemple doit suffire aux maîtres intelligens , pour lesguider dans la route qui leur est ouverte.

Rien ne paraît plus philosophique que cette méthode, plusconforme au développement naturel de l’esprit, et plus propreà abréger les difficultés. Mais elle avait deux grands défauts : elleétait nouvelle ; elle contenait de plus une critique de la manièred’enseigner qu’on pratique encore parmi nous , et que la pré-vention, la paresse, l’indifférence pour le bien public s’obstinentà conserver, coi^me elles consacrent tant d’autres abus sous lenom d’usage. Aussi l’ouvrage fut-il attaqué, et principalementdans celui de nos journaux dont les auteurs avaient un intérêtdirect à le combattre. Ils firent à du Marsais un grand nombred’objections auxquelles il satisfit pleinement. Mais nous ne de-vons pas oublier de remarquer que lorsqu’il se chargea , prèsde trente ans après, de la partie de la grammaire dans le Dic-tionnaire encyclopédique, il fut célébré comme un grand maître,et presque comme un oracle , dans le même journal où ses pre-miers ouvrages sur cette matière avaient été si mal accueillis.Cependant, bien loin d’avoir changé de principes, il s’était con-firmé par l’expérience et par les réflexions, dans le peu de casqu’il faisait de la méthode ordinaire. Mais sa réputation le met-tait alors au-dessus de la critique ; il touchait d’ailleurs à la finde sa carrière, et il n’y avait plus d’inconvénient à le louer. Laplupart des critiques de profession ont un avantage dont ils nes’aperçoivent peut-être pas eux-mêmes , mais dont ils profitentcomme s’ils en connaissaient toute l’étendue ; c’est l’oubli au-quel leurs décisions sont sujettes, et la liberté que cet oubli leurlaisse d’approuver aujourd'hui ce qu’ils blâmaient hier, et de leblâmer de nouveau pour Vapprouver encore.

Du Marsais, encouragé par le succès de ce premier essai, en-treprit de le développer dans un ouvrage qui devait avoir pourtitre : Les véritables principes de la Grammaire ou nouvelleGrammaire raisonnée pour apprendre la langue latine. 11 donnaen 17319 la préface de cet ouvrage qui contient un détail plusétendu de sa méthode, plusieurs raisons nouvelles en sa faveur,et le plan qu’il se proposait de suivre dans la grammaire géné-rale. Il la divise en six articles ; savoir , la connaissance de laproposition et de la période en tant quelles sont composées de.mots, l’orthographe, la prosodie, l’éljmologie, les prélimi-naires de la syntaxe, et la syntaxe meme. C’est tout ce qu’ilpublia pour lors de son ouvrage , mais il en détacha l’année sui-vante un morceau précieux qu’il donna séparément au public ,et qui devait faire le dernier objet de sa grammaire générale.Nous voulons parler de son Traité des Tropes, ou des différens