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Tome cinquième.
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AVEC LE ROI DE PRESSE. 4i5

■dans le séjour que j’habite. Je lui apprendrai seulement qu’il ya des hommes assez vils , et par malheur pour eux en assezgrand nombre , pour jeter les hauts cris sur le sujet de prix quel’Académie a proposé ; que les curés de Paris ont voulu sur celaprésenter requête au gouvernement, et que le gouvernementleur a imposé silence.

Je suis avec la plus vive reconnaissance et le plus profondrespect, etc.

Paris, 3 o avril 1779.

Sire, M. le baron de Goltz a bien voulu se charger de faireparvenir à votre majesté le faible monument que je viens d’éri-ger à la mémoire du vertueux et respectable milord Maréchal.Je serais bien flatté que cet éloge pût obtenir le suffrage devotre majesté ; j’ai tâché d’y peindre avec vérité le digne milordqui en était l’objet, et j’aurai du moins la satisfaction, si je n’aipas réussi, d'avoir exprimé dans cet éloge les sentimens de res-pect et d’admiration dont je suis pénétré depuis si long-tempspour le héros philosophe qui honorait de son amitié ce véritablesage.

Je ne sais si votre majesté a reçu le volume de mes Elogesacadémiques, que j’ai adressé il y a trois mois à M. de Catt; jen’ai point eu de nouvelles de son arrivée , quoique je n’aie pasperdu un moment pour envoyer ce volume à votre majesté,aussitôt qu’il a paru. J’ai tâché, sire , dans ces éloges, de peindreet d’apprécier de mon mieux les talens des hommes dout j’avaisà parler, et d'y mettre le plus de variété qu’il m’a été possible,relativement à leur génie et à leur caractère. Cet ouvrage a étéreçu assez favorablement, mais les autres suffrages ne sont rienpour moi, si je n’ai pas le bonheur d’obtenir celui de votremajesté.

En lui envoyant YÉloge de milord Maréchal, j’ai eu l’hon-neur de lui écrire un mot, dans un moment oh, attaqué d’unaccès de fièvre, je pouvais à peine tenir la plume. Je suis mieuxen ce moment, quoique faible; depuis long-temp? j’aspire aumoment oh je pourrai avoir l’honneur de faire compliment àvotre majesté sur la conclusion de la paix. Depuis long-tempsles nouvelles publiques assurent que cette grande affaire va seterminer, et cependant elle ne paraît point encore finie; mais*d’après tout ce que j’entends dire, je la crois assez avancéepour ne point douter en ce moment que l’Allemagne ne jouisseenfin bientôt d’un si grand bonheur. Elle en aura, sire, tontel’obligation à votre majesté, qui se couvre en ce moment de