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Tome II.
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DES FEMMES ILLUSTRES RU XVII e SIÈCLE.

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plus délicates et gracieuses. Ou y verrait, bien mieux que

I dans Perrault, la différence profonde qui sépare le sièclede Richelieu de celui de Louis XIV ‘.

Les femmes qui se sont distinguées par leurs écritsauraient aussi leur place dans cette galerie, mais j’y fe-rais une grande différence de la femme d’esprit et de lafemme auteur. J’honore infiniment l’une et j’ai peu degoût pour l’autre. Ce n’est pas que je sois de l’école deMolière sur les femmes. L’homme et la femme ont lamême âme, la même destinée morale ; un même compteleur sera demandé de l’emploi de leurs facultés, et c’est à■ l’homme une barbarie et à la femme un opprobre de dé-grader ou de laisser dégrader en elle les dons que Dieu luia faits. Les femmes ne doivent-elles pas savoir leur religion,si elles veulent la suivre et la pratiquer comme des êtres in-telligents et libres? Et dès que l’instruction religieuse leurest non pas permise, mais commandée, quel genre d’instruc-tion, je vous prie, pourra paraître trop relevé pourelles? En-core une fois, ou lafemme n’est pas faite pour être la compa-gne de l’homme, ou c’est une contradiction inique etabsurde de lui interdire les connaissances qui lui permet-tent d’entrer en commerce spirituel avec celui dont ellei doit partager la destinée, comprendre au moins les tra-t vaux, ressentir les luttes et les souffrances pour les sou-| lager. Laissons-la donc cultiver son esprit et son âme partoute sorte de belles connaissances et de nobles études,pourvu que soit inviolablement gardée la loi suprême deson sexe, la pudeur qui fait la grâce.

La femme est un être domestique 2 , comme l’homme

1 Voyez, sur cette différence, dans le tome ni» de cette iv° sé-rie, les Lettres inédites de la duchesse de Longueville.

s Sur le vrai rôle de la femme, il est impossible de rien trouverde plus vrai et de plus charmant que le cinquième livre de Y Émile.