DES FEMMES II,LUSTRES DU XVII e SIÈCLE.
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quelques-unes de ses pages les plus délicates sur M me deLa Fayette, en lui demandant la permission d’être un peuplus sévère que lui sur La Rochefoucauld ‘. Puis viendraitce génie égaré qui égare un autre génie, cette âme si ten-dre qu’elle séduisit et entraîna l’âme tendre de Fénelon,alluma au feu de l’amour divin la plus ténébreuse que-relle, mit aux prises l’aigle de Meaux et le cygne de Cam-brai, et jusque dans ses plus grandes erreurs se lit toutpardonner à force d’humilité, de sincérité, de dévouement 2 .
Mais insensiblement le grand siècle s’écoule. Sa fortesève épuisée ne renouvelle plus les grandes générations.L’élégance a remplacé la force, et le goût le génie. La der-nière figure de notre galerie, froide et composée, maisbelle encore, serait celle de M me de Maintenon. Nous tâ-cherions do la peindre fidèlement, sans ressentir aucunesympathie pour celle qui jamais ne consulta ni le dému-ni son cœur, mais l’opinion , ne poursuivit qu’un seul etbien misérable objet, la considération, feignant de prendrele plaisir d’un roi pour la volonté de Dieu, sans vertu à lafois et sans amour, victime volontaire et par conséquentpeu intéressante do ce tyran vulgaire qu’on appelle les con-venances du monde. Oh ! que nous sommes loin deM me An-gélique Arnauld ! Que le siècle finit autrement qu’il a com-mencé! Ici l’édit de Nantes, là sa révocation; d’abord Port-Royal et l’Oratoire, maintenant le règne des jésuites elbientôt la régence; au lieu de Sully, de Richelieu, de Ma-zarin, de Lyonne, un conseil de commis sans patriotismeet sans ambition, n’ayant d’autre dessein que de ne pasdéplaire au maître et de garder leurs portefeuilles.Le XVII e siècle a fait son temps ; un autre monde est près
1 La Bruyère et La Rochefoucauld , madame de La Fayette etmadame de Longuemlle.
2 M me Guyon.