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JACQUELINE PASCAL.
réglées. Je crois que vous voyez bien mon dessein, et quevous pensez avec moy que je ne puis faire un meilleurchoix que de jetter les yeux pour cela sur le P. R. de IParis, ny prendre un temps plus propre que celuy de ivotre absence où je ne puis vous rendre aucun service, inon plus qu’au reste de la maison à qui je suis entièrementinutile à cette heure ; car depuis que vous êtes parti, je n’ay jpas écrit un seul mot pour mon frère qui est la chose pour \laquelle il aurait le plus besoin de moy; mais il peut s’en ■passer par le moyen d’une autre personne. Enfin je ne vois 1rien où je puisse seulement être utile jusqu’à votre départpour Rouen, principalement si l’on compare cette utilitéavec la nécessité qu’il y a pour moy de faire cette retraite,surtout en ce lieu là ; car puisque Dieu me fait la grâced’augmenter de jour en jour l’effet de la vocation qu’illui a plu me donner (et que vous m’avez permis deconserver), qui est le désir de l’accomplir aussitôt qu’ilm’aura fait connoître sa volonté par la vôtre ; puis, dis-je,que ce désir m’augmente de jour en jour, et que je ne voisrien sur la terre qui me pût empêcher de l’accomplir sivous le vouliez et que vous me l’eussiez permis, cetteretraite me servira d’épreuve pour savoir si c’est en ce :lieu là que Dieu me veut. Je pourrai, là, l’écouter seul àseul, et peut-être par là je trouverai que je ne suis néepour ces sortes de lieux; et, s’il est ainsy, je vous prieray jfranchement de ne plus songer ny vous préparer à ce que ;je vous avois dit; ou bien, si Dieu me fait entendre quej’y suis propre, je vous promets que je mettrai tout monsoin à attendre sans inquiétude l’heure que vous voudrezchoisir pour sa gloire ; car je crois que vous ne cherchezque cela ; au lieu que je vis à présent dans un désir con-tinuel d’une chose que je ne sçays si elle pourrait voussatisfaire quand vous la souhaiteriez, si bien que je suis