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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

circonstance pour se donner entièrement à Dieu. « Jevois certainement, dit-elle, que si Dieu vous prive d’unesi grande consolation, c’est pour vous attirer tout à lui:car, encore que votre union soit toute légitime et toutesainte, néanmoins il y a quelque chose de plus parlait.Dieu connoissant par sa sagesse divine que vous n’eus-siez pas été disposé à prévenir, par un divorce saint ettout volontaire, cette dure séparation, qui est inévitabletôt ou tard, il veut vous témoigner que les prétendusobstacles que l’amour propre suggère sont levés en un

moment quand il lui plaît. Je ne puis m'empêcher

de vous dire que je ne puis faire aucun autre souhaitpour qui que ce soit, si ce n’est qu’il plaise à Dieu lesmettre dans un plus parfait repos en les attirant à luiqui est la seule fin.... » Heureusement cette sublimité ou-trée est tempérée par des retours de naturel qui touchentd’autant plus qu’ils échappent malgré elle à l’austère dis-ciple de Saint-Cyran. « La crainte et l’émotion où je suis àtoute heure qu’on me vienne porter cette nouvelle faitque dès qu’on me regarde pour me parler il me prend un

tremblement tel que je ne puis me soutenir.» Mais

laissons Jacqueline parler toute seule.

LETTRÉ 1>E LA SOEUR JACQUELINE DE SAINTE-EUPIIÉMIEPASCAL A M. PÉR1ER.

GLOIRE A JÉSUS, AU TRÈS-SAINT SACREMENT.

31 juillet 1653

Je vous écris à tous deux, si Dieu veut que cette lettrevous trouve encore tous deux en état de la voir; car le

' Rec. de M. Périer, p. 101.