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JACQUELINE PASCAL.
nouvelle, c’est-à-dire environ vers la fin de septembredernier.
Il me vint'voir, et à cette visite il s’ouvrit à moy d’unemanière qui me lit pitié en m’avouant qu’au milieu deses occupations qui étoient grandes, et parmi toutes les cho-ses qui pouvoient contribuer à lui faire aimer le monde,et auxquelles on avoit raison de le croire fort attaché, il«toit de telle sorte sollicité à quitter tout cela, et par uneaversion extrême qu’il avoit des folies et des amusemensdu monde et par le reproche continuel que lui faisoit saconscience, qu’il se trouvoit détaché de toutes choses d’uuetelle manière qu’il ne l’avoit jamais été de la sorte, ny riend’approchant ; mais que d’ailleurs il étoit dans un si grandabandonnement du côté de Dieu qu’il ne sentoit aucunattrait de ce côté-là; qu’il s’y portait néanmoins de toutson pouvoir, mais qu’il sentoit bien que c’étoit plus saraison et son propre esprit qui l’excitoit à ce qu’il connois-soit de meilleur que non pas le mouvement dd OOlui doDieu, et que, dans le détachement de toutes choses où ilse trouvoit, s’il avoit les mêmes sentimcns de Dieu qu’au-trelois, il se croyoit en état de pouvoir tout entreprendre,et qu’il falloit qu’il eût eu en ces temps-là d’horribles at-taches pour résister aux grâces que Dieu lui faisoit et auxmouvemens qu’il lui donnoit. Cette confession me surpritautant qu’elle me donna de joie, et dès lors je conçus desespérances que je n’avois jamais eues, et je crus vous endevoir mander quelque chose, afin de vous obliger à prierDieu. Si je racontais toutes les autres visites aussi enparticulier, il faudrait en faire un volume; car depuis cetemps-là elles furent si fréquentes et si longues que jepensois n’avoir plus d’autre ouvrage à faire. Je ne faisoisque le suivre sans user d’aucune sorte de persécution ;et je le voyois peu à peu croître de telle sorte que je ne le