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Tome II.
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ÉCRITS ET LETTRES J)E JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 217

pour aller à l’oflice, ou pour le dire en son particulier :car il faut qu’elles soient toujours prêtes de rendre à Dieuleurs devoirs, ne s’attachant qu’à cela.

7. Quand la maîtresse est à la chambre, elle peut pren-dre ce temps pour leur faire rendre compte commentelles ont entendu la sainte messe, afin de trouver occa-sion de leur expliquer plus particulièrement l’exercice dela sainte messe, et leur montrer comment elles s’en doi-vent servir.

8. Dans les occasions où quelqu’une ferait quelquefaute, on l’en reprend devant toutes, et on prend de làsujet de leur représenter l’horreur du vice et la beautéde la vertu. J’ai trouvé qu’il n’y a rien qui leur serve tant,et qu’elles retiennent bien mieux cela que de grandesinstructions qu’on leur fait de suite.

9. On évite de leur en dire trop, de peur de leur acca-bler l’esprit, et j’ai éprouvé que les instructions leurprofitent bien davantage quand elles n’en sont point lasses.C’est pourquoi, je crois qu’il est bon quelquefois depasser quelques jours sans leur eu donner, et les laissercomme aiïamées de cette nourriture : ce qui fait qu’ellesreçoivent mieux ce qu’on leur dit.

10. On veille à ce qu’elles ne soient point mal soigneu-ses, malpropres et négligentes, qu’elles aient soin de toutserrer, de ne rien perdre, et d’être propres et diligentes àce qu’elles font.

11. On les accoutume aussi à aimer beaucoup l’ouvrage,et à porter partout de quoi travailler, afin de ne point per-dre de temps dans de certaines rencontres que l’on n’auroitpoint prévues; elles travaillent aussi aux récréations, aumoins celles qui sont un peu grandes, sans que néanmoinson les y oblige., On les exhorte seulement à prendre cettebonne habitude de n’être point oiseuses : quand elles l’ont

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H.