ÉCRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 229
18. On leur inspire aussi de se prévenir d’honneur l’unel’autre par une sainte civilité, qui ne soit produite quepar la charité.
17. Elles évitent toutes sortes de familiarité les unesenvers les autres, comme de se caresser, baiser, ou tou-cher sous quelque prétexte que ce puisse être : les grandesmêmes n’usent point de cette familiarité envers les petites.Si l’on défend toutes ces choses à la récréation, à plusforte raison elles ne doivent jamais être faites ni dites enun autre temps, où jamais elles ne se doivent parler qu’enprésence de leurs maîtresses, ou pour quelque besoin.
20. La récréation finit par une oraison à la sainte Vierge,pour demander à Jésus-Christ, par l'intercession de sasainte Mère, qu’il leur fasse la grâce de passer snintemeulle reste de la journée.
De 1‘ Instruction.
1. A la fin de la récréation, s’étant rangées en deuxrangs au milieu de leur chambre, pour se disposer à rece-voir l’instruction, elles se mettent à genoux, et disent leYeni Sanrte Spiritus toutes ensemble ; et leur maîtressequi les doit instruire, dit l’oraison et le petit verset.
2. Ensuite de la prière, toutes se mettent sur leurssièges, et celle qui a dévotion de dire quelqu’une de sesfautes tout haut le peut faire, mais on n’y force personne ;au contraire on leur fait voir que cela est permis par grâce,mais non pas commandé. Elles ont néanmoins accoutuméde le faire de bon cœur.
3. Elles doivent écouter avec grand respect les avertis-semens qu’on leur donne, qui doivent toujours être fortcharitables. Car il faut qu’elles soient convaincues qu’on