Band 
Tome II.
Seite
230
JPEG-Download
 

230

JACQUELINE PASCAL.

ne les reprend que pour leur bien, et qu’on n’en épargnepoint les unes plus que les autres.

4. Il faut qu’elles reconnoissent que l’on n’y agit paraucun mouvement déréglé, soit de passion ou de propreintérêt : ce qui n’empêche pas qu’on ne les reprenne avecforce, afin qu’elles soient véritablement humiliées et con-fuses ; car si elles faisoient cela par accoutumance, ou afinque l’on crût qu’elles sont bien fidèles à dire leurs fautes,cela se tournerait en jeu et en hypocrisie; ce qu’il fautéviter sur toutes choses. C’est pourquoi on leur donne pé-nitence de toutes les fautes considérables dont elles s’accu-sent; ce que je n’ai pas reconnu leur avoir ôté la libertéde les dire.

5. Elles ne disent jamais leurs fautes de cette sorte,c’est-à-dire devant leurs sœurs, les fêles et les diman-ches.

G. Aussitôt que toutes les fautes sont dites, ce qui duretoujours plus d’un quart d’heure, on employé le reste del’heure à les instruire, et à répéter ce qu’on leur a dit laveille. Cette répétition consiste à faire dire à trois ou qua-tre enfans ce qu’on leur a dit le jour précédent. On neleur demande pas de rang, pour les surprendre ; on s’a-dresse tantôt à l’une et tantôt à l’autre, et on ne le fait pasà toutes, parce que cela tiendrait trop de temps. Que si lesfautes avoient employé toute la demi-heure, on demeureencore trois quarts d’heure pour les répétitions et instruc-tions.

7. Les jours où il y a évangile propre, comme le ca-rême, les quatre-temps, et les samedis pour les dimanches,toutes se lèvent debout, et ayant les mains jointes ellesécoutent l’épître et l’évangile avec respect.

8. Après la lecture de l’évangile, on le leur explique leplus simplement que l’on peut : les autres jours où il n’y