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Tome II.
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ECRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 233

c’est pourquoy celles des grandes qui est destinée pourles faire lire, le fait, à tous les intervalles de la journée,dans une chambre à part. On ne se sert pour cela qued’une des grandes qui a dessein d’être religieuse, et en-core faut-il prendre garde qu’elle soit sage, discrète etdouce, et qu’elle le fasse de bon cœur et pour l’amour deDieu.

5. Environ à trois heures et demie, on fait faire colla-tion à toutes les petites et moyennes. On en exempte faci-rnent les grandes quand elles le demandent, ce repas n’é-tant pas beaucoup nécessaire aux plus grandes, à causeque l’on dîne tard et on soupe tôt; et on voit que cellesqui ne le font pas s’en portent mieux. Dès quatorze ans,on leur peut permettre de ne le _ ' faire, à moins qu’ily en eût quelqu’une à qui l’on jugeât que ce repas fût né-cessaire; car alors on les obligerait de prendre quelquepeu de nourriture. On se rend difficile d’en exempter lesplus jeunes, encore qu’elles en prient, de peur qu’elles nedemandent cette permission pour faire les grandes bilesou par hypocrisie.

6. A cette même heure, quand celles des grandes quisont les plus sages souhaitent d’aller prier Dieu, on les ymène, et on demeure avec elles jusques à la fin de leursprières.

7. On ne permet cette prière qu’à celles que l’on voit,autant qu’on en peut juger, poussées à le demander par unpur motif de plaire à Dieu, et qui en font proiit.

De l’heure des Vêpres et de l’emploi du temps jusques auRéfectoire.

1. A quatre heures, les plus grandes vont à vêpres, sielles méritent qu’on leur fasse cette grâce.

2. Pendant ce même temps, on instruit les plus pe-