ÉCRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 219
prennent leur pseautier entier. Elles n’y ont pas grandedifficulté, pourvu qu’elles y soyent exhortées et un peupoussées.
7. A sexte, elles font leur examen, et ensuite cellesqui ont permission de dire leur office disent sexte.
8. A la fin de sexte, le réfectoire, et ensuite la récréationjtisques à une heure.
9. Depuis une heure jusques à deux, les plus grandesapprennent l’arithmétique, et cependant les plus jeunesécrivent leur exemple, et les petites répètent leur Caté-chisme.
10. Depuis deux jusques à la demie, les plus grandesmontrent l’arithmétique aux plus jeunes ‘, et à deux heureset demie elles disent none dans le particulier jusques àtrois heures.
11. A trois heures, les plus grandes répètent leur chanten notes, et une d’elles le montre aux plus jeunes ; quandelles ne devraient que dire leurs notes, cela employé letemps, et les empêche de s’ennuyer, et elles ne laissentpas peu à peu d’apprendre à chanter.
12. A quatre heures, toutes vont à vêpres et à l’ado-ration (pii se fait de suite.
13. A la fin de vêpres, celles des plus grandes, qui se-raient portées d’une grande dévotion, et à qui on l’aurapermis, demeurent à prier Dieu, jusques au réfectoire;s’il y a moins d’une demi-heure d’espace, on ramène àla chambre toutes les autres, qui employent ce temps-làà leur dévotion, ou à faire quelque lecture dans leur Imi-tation de Jésus-Christ, ou à répéter ce qu’elles saventpar coeur.
1 Ici, comme en d’autres endroits, paroît une application judi-cieuse de la méthode de l’enseignement mutuel.