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Tome II.
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ÉC.RITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 251

sans regarder Dieu et lui demander sa sainte grâce, dé-sirant prendre en lui tout ce qui leur est nécessaire poul-ies instruire en sa crainte.

2. Nous devons avoir beaucoup de charité et de ten-dresse pour elles, ne les négligeant en quoi que ce soitpour l’intérieur et l’extérieur, leur faisant paraître, entoutes sortes d’occasions, que nous n’avons aucunes bornespour leur service, et que nous le faisons avec affection etde tout notre cœur, parce qu’elles sont enfans de Dieu,et que nous nous sentons obligées de no rien épargnerpour les rendre dignes de cette sainte qualité.

3. Il est très-nécessaire que nous nous donnions toutesà elles sans aucune réserve, et que sans une nécessitéinévitable nous ne sortions point de leur quartier, pourêtre toujours présentes dans la chambre où elles travail-lent, si ce n’est que nous soyons occupées à leur parler,ou à les visiter quand elles sont malades, ou employées àd’autres besoins qui les regardent.

4. On ne doit point avoir de peine d’y perdre toutl'office, si ce n’est quand les plus grandes y assistent. 11est de telle importance de garder toujours les enfans,que nous devons préférer cette obligation à toutes lesautres, quand l’obéissance nous en charge, et bien plusà nos satisfactions particulières, quand elles regarderaientmême les choses spirituelles. La charité avec laquelle onleur rendra tous les services qui leur seront utiles, cou-vrira non-seulement beaucoup de nos défauts, mais noustiendra lieu de beaucoup de choses que nous croirionsnous devoir être utiles pour notre perfection.

5. On aura une sœur sur qui on se reposera, sans nul-lement se décharger de son obligation. Il faut, s’il se peut,que cette sœur qui nous sera donnée soit attachée le plusinfolle pourra à la chambre. C’est pourquoi il serait, à