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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

leurs mœurs. Si en lisanl on voyoit qu’elles ne fissent pointde demandes sur quelque cliose que l’on croit que la plu-part n’entendent pas, on leur demandera si elles l’enten-dent, et si on voit qu’elles ne peuvent répondre, elles se-ront reprises de demeurer dans l’ignor.ance, puisqu’onleur a ordonné de se faire instruire sur tout ce qu’ellesignorent.

7. Aussitôt que la lecture est finie, on reprend le livre.Car nous ne leur laissons point d’autre livre dans le par-ticulier que leurs heures, la Théologie familière, les Paro-les de notre Seigneur, une Imitation de JÉSUS-CïiuiST, etun Pseautier latin et françois. Tous leurs autres livres sontentre les mains de leur maîtresse, ce qu’elles trouvent fortbon, ayant elles-mêmes reconnu que cela leur est plus pro-fitable, et que les lectures les plus saintes ne leur serventde rien quand elles se font par curiosité ; ce qui arrivepresque toujours quand elles ont leurs livres en leur par-ticulier et à leur disposition.

8. Il ne leur est jamais permis d’ouvrir un livre quin’est pas à elles, ni de les emprunter les unes aux autressans une permission de leur maîtresse, qui se donne rare-ment, pour éviter beaucoup de petits désordres que cau-sent ces emprunts.

X.

Des Malades et de leurs besoins corporels.

1. Il faut avoir u.n très-grand soin de celles qui tom-bent malades, les faisant servir nettement et exactementaux heures précises; les faire voir au médecin si la mala-die le mérite., .et faire ponctuellement tout ce qu’il ordon-nera pour le soulagement de leur mal.