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Tome II.
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ÉCRITS ET LETTRES 1)E JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 283

2. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour être tou-j jours présentes quand le médecin les vient visiter, et il

est bon de lui parler toujours avant qu’il visite les mala-des, pour lui rendre compte de la maladie et de la ma-nière dont elles se comportent dans la prise des remèdeset de la nourriture, et le prier de dire peu de chose de-vant elles, de peur de les attrister ou de leur donner lieude s’attendrir sur leur mal. Après que le médecin les avisitées, l’on apprendra de lui ce que l’on doit faire pourleur soulagement.

3. On les accoutume à ne point faire de façons pour la|t prise des remèdes les plus fâcheux. Nous y sommes tou-| jours présentes, afin de leur dire quelque parole de Dieu| pour les encourager et leur faire offrir leur mal à Dieu.

| 4. On les exhorte à ne trouver jamais à redire aux or-

t donnances du médecin , parce qu’il tient à leur égard la: place de Dieu dans leur maladie. C’est pourquoi elles lui• doivent obéir comme à Dieu-même, en abandonnant leurvie, leur santé ou leur maladie à l’ordre de la providence; divine, qui se sert pour notre bien du bon ou du mauvais! succès des remèdes. C’est pourquoi en tout ce qui peut yarriver de fâcheux, il n’en faut jamais jeter la faute ni surle médecin ni sur les remèdes, mais adorer avec silenceet humilité l’ordre que la bonté divine tient sur nous, etpour donner plus de lieu aux malades d’entrer dans cette: j disposition, je présuppose que l’on aura toujours, si celase peut, des médecins bons chrétiens et bons médecins.

5. Il y’ aura toujours une chambre destinée pour mettreles malades, où on ne permettra pas que les autres enfansentrent, si ce n’est pour une très-grande nécessité, et avecpermission de leur maîtresse. Durant les heures de récréa-tion, on pourra y envoyer quelqu’une des plus, sages pour“les divertir. Il faut que celle des sœurs qui les assistent