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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

A LA MÊME *.

Ce vendredi 31 mars, après midi.

M. D’A lançai est venu ce matin ; mais avant de vousdire en quel état il a trouvé la petite, il faut vous direcelui où il l’avoit vue, premièrement seule avec quelques-unes de nos sœurs, et ensuite en présence de M. Ke-naudot et de i\I. Ilesmarets qui est de la maison de llail-leul. Tous trois sont témoins qu’elle avoit non-seulementle coin de l’œil, mais le dessous et la joue visiblementenflés; surtout le coin de l’œil l’étoit beaucoup; que,quand on le pressoit, il en sortoit de la boue, n’étoit qu’onl’eût pressé peu auparavant, en quel cas il ne sortoit quede l’eau plus ou moins épaisse, en moindre ou plus grandequantité une fois que l’autre, sans règle; mais on ne lepressoit point sans faire sortir quelque chose, pourvuqu’elle eût demeuré la longueur d’un Pater sans le presser.Lorsqu’on l’avoit bien pressé, l’enflure no paroissoit plus,mais elle revenoit petit à petit en commençant un quartd’heure après ; et en deux-ou trois heupes elle étoit reve-nue comme devant. Lorsqu’on la pressoit bien, il en sor-toit de la boue par l’œil et par le nez, mais non pas enassez, grande quantité pour désemplir celte poche qui neparoissoit plus; car elle étoit fort grosse; ce qui fit jugerà M. D’Aiançai que sans doute il y avoit une autre issuepar où il s’en dcchargcoit une partie. 11 lui lit ouvrir labouche, et, après l’avoir bien regardée, il connut quel’os du nez étoit percé et qu’une partie de cette ordure

1 Rec.de M. Périer, p. 115. Le Recueil d'Utrecht donne cettelettre p. 285.