ÉCRITS ET LETTRES RE JACQUELINE. III. 1652 A 1661.293
mourût pour ne pas tant souffrir, et que, quand on parloitde miracles peu assurés, elle disoit que si ce mal guérissoitpar l'attouchement de quelque relique, ce seroit vraimentcelui-là qui seroit un miracle.
A la même
GLOIRE A JÉSUS, AU TI\i;S-SAI\T SACREMENT.
54 octobre 1656.
Ma très-chère soeur,
Je ne doute point que la joye de mon frère n’ait sur-monté sa paresse, et qu’il ne m’ait prévenue en vousmandant la conclusion du miracle dont je ne puis vousmander aucune circonstance, sinon qu’il y a huit ou dixjours que la petite fut vue juridiquement par des chirur-giens d’office, en présence de M. l’official 2 , à cause dequoi on la fit sortir avec sa sœur en habit du monde, etque, hier ou aujourd’hui, il a prononcé la sentence, je nescai si cela s’appelle d’n _ ’ ' ou de vérification du
miracle; de sorte que nous chanterons vendredi, Dieuaidant, un Te ))cmn solemnel avec une messe d’action degrâces. La petite sera dans l’église du dehors avec uncierge allumé; et ainsi nous nous efforcerons de faire pa-roîlre une partie de la reconnoissance que Dieu nous metau cœur pour un si grand prodige, dont l’action de grâcesse trouve heureusement unie pour nous à celle que nousrendons à Dieu tous les ans de celle qu’il nous a faite, ennous associant à l’institut du Saint-Sacrement, dont onreçut céans l’habit le 24 octobre en 46 ou 47; et depuis
' Rec. de M. Périer, p. tl7. Le Recueil d’Ulrecht donne unfragment de cette lettre, p. 289.
' M. de Hodencq, curé et archiprêtre de Saint-Séverin.