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JACQUELINE PASCAL.
ce temps on en a fait une mémoire solemnelle tous les ansau jeudy plus proche du 24 de ce mois. Il me semble quece mélange de la sainte Eucharistie avec un des instrumensde la Passion et des actions de grâces à quoi l’un et l’autrenous obligent, nous représentent de grandes choses. Iln’appartient qu’à Dieu d’agir en Dieu en tirant les plusgrands biens des plus grands maux, et la plus grande joyede la croix la plus sensible. Prions-le qu’il nous fasse lagrâce de nous laisser conduire en aveugles à un guide assuré.
Tout le monde murmure contre M. Périer de s’en être :allé dans le temps qu’il falloil venir. Chacun dit qu’il étoit ]bien bâté, et que cela serait le mieux du monde s’il étoit jprésent à la cérémonie. Mais la mère Agnès n’est pas de jce sentiment ; elle dit que cela est bien mieux ainsi, et que :Dieu veut montrer que comme il a guéri sa fille sans luiil n’a que faire de lui pour en publier le miracle. Voilà cequ’il a gagné à n’avoir pas six jours de patience; et outrecela, il a perdu l’exercice de sa charge de vérificateur desmiracles, qui lui en eût donné, à ce que l’on dit, plus ;que jamais, parce qu’il s’en fait très-souvent. Je n’en sçaisplus à présent qu’il n’est pas icy, sinon un qui arriva jvers la Pentecôte, en la personne d’une petite fille qu’on inomme Marie Guérin. Elle fut mise il y a quatre ans chezune personne âgée, nommée madame de Courbe, paroisse jde Saint-Séverin, qui prend des pensionnaires. Cette en- jfanl, âge'e de cinq ans et demi, avoit été placée par des !personnes de condition qui ne veulent pas être nommées *parce qu'elles le font par charité; et cette petite fille ne ’sçait qui elle est ni d’où elle est. Cette enfant, dès lors,avoit une très-mauvaise senteur au liez, quoiqu’il ne soitpoint plat; et elle a toujours augmenté, de telle sorte qu’onne la pouvoit plus souffrir à la table commune. On la fitvoir à un chirurgien dont j’ai oublié le nom, qui n’eut