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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

Nous tenant dans le froid d'un hyver assez rude,

On n’osoit travailler à cette guérison,

Attendant le beau temps avec inquiétude.

Mais lorsque le soleil, se rapprochant de nous,

Nous rendit au printemps un air tranquille et doux ,On résolut tenter cette cure incertaine.

Son père ayant voulu qu’on l’en fît avertir,

Des lettres coup sur coup le pressent de partir;

Car l'amour paternel veut qu’il ait cette peine.

XIV.

Dans ce mois que Jésus, mourant pour notre amour,

A voulu consacrer de son sang adorable ‘,

A l’heure de midi de ce céleste jour

Que son dernier festin nous rend si mémorable,

Alors ce mal funeste, ou plutôt bienheureux,

Puisqu’il devoit avoir un succès glorieux,

Semblant prendre à toute heure une vigueur nouvelle ;Pour la dernière fois on mande à ses parensQue, sans rien consulter, ni perdre plus de temps,

Il faut entin tenter cette cure cruelle.

XV.

O merveille qu’un Dieu pouvoil seul opérer!

Sa sainte providence en cette conjonctureVoulut ce même jour hautement déclarerQu’il est le souverain de toute la nature.

A l’heure ’ où ce Sauveur daigna mourir pour nous,Après avoir senti les injures des doux,

Les efforts de l’Enfer et toutes leurs machines,

Et qu’un peuple, inventif en son impiété,

1 Note de l’ancienne copie : « I,'eucharistie fiU instituée te 2/| de marsNote de l’ancienne copie : «À trois heures après midi. »,