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Tome II.
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ÉCRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661 . 305

Comme pour couronner toute sa cruautéOutragea son saint chef tout couronné d’épines.

XVI.

C'est dans cette môme heure et dans un jour pareilQu’un reste précieux de ce sanglant mystère,

Avec un plus dévot que superbe appareil,

Ayant été porté dans ce saint monastèreLes vierges du Seigneur qui, dans un si saint lieu,S’occupent jour et nuit des louanges de Dieu ,Imitant dans leurs chants les cantiques des anges,Allèrent tour à tour chacune l’adorer,

Et, sans autre desseTn que de le révérer,

Prioient avec ferveur en chantant ses louanges.

XVII. *

L’état de la malade éloit toujours égal.

Elle approche à son tour du sacré reliquaire,

L’adorant seulement sans penser à son mal,

Sans mouvement secret, sans dessein, sans prière.Toutefois, sa maîtresse, ayant avec douleurConsidéré cet œil qui donnoit tant d’horreur,

Eut dans le môme temps saintement inspirée,

Et, sans faire pour l’heure autre réfiexion,

Par le seul mouvement de sa compassion,

Fit loucher à son mal la relique sacrée.

XVIII.

Ici, Seigneur, ici, j’ai besoin de secours;

Le courage me manque avecque le discours;

Je n’ai point de couleurs pour peindre tes merveilles;

1 Ce vers manque dans la copie récente et dansrimprimé.

‘ Les deux copies et l’imprimé : « Ce fut un vendredi, 2é| mars , (pie laSainte épine lut apportée h Port-Ilojal. *