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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

Allez, mes enfants, qu’est-ce que cela? n’avez-vous pointde foi? Et (le quoi vous étonnez-vous ? Quoi ! les hommesse remuent ; eh bien ! ce sont des mouches qui volent etqui font un peu de bruit. Vous espérez en Dieu, et vouscraignez quelque chose! Croyez-moi, ne craignons quelui, et tout ira bien. » La sœur de la mère Angélique,la mère Agnès, moins altière mais tout aussi ferme,écrivit au roi une lettre admirable qui a été conservée *.Des prières publiques et particulières furent instituées.On fît une neuvaine de procession de pénitents; la mèreAngélique y porta la croix avec un maintien qui la faisait.voir si anéantie 2 en la présence de Dieu, que les reli-gieuses ne purent retenjr leurs larmes. Elle se trouva malen rentrant dans le chœur, et ce fut là le commencementde la maladie dont elle mourut. Le vieux M. d’Andillyexhorta ces saintes filles à demeurer constantes, quoi qu’il[lût arriver, dans la condition où Dieu les avait mises 3 .Pendant que ces choses se passaient au monastère de Paris,celui des Champs ne présentait pas un spectacle moinstriste et moins grand dont nous supprimons à regret ledétail. La mère prieure, Marie de Sainte-Madeleine Dufar-gis d’Angennes, et la mère sous-prieure, c’est-à-direJacqueline Pascal, refusèrent longtemps leur signature.Jacqueline, sans connaître ce-qui avait été dit dans lesassemblées de Paris, se rencontra merveilleusement avecles arguments et même avec les paroles de Pascal. Connuelui, elle ne pouvait comprendre que des hommes qui se

XIII e Relation, écrite par la mère de Saint-Jean. Le Supplémentau Nécrologe, Remarques sur la Préface, p. ù8, donne quelquesvariantes aux paroles de la mère Angélique.

1 Supplément au Nécrologe, ibid.

1 Ibid.

* Ibid, .