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Tome II.
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JACQUELINE PASCAL.

nous voudrions que Dieu fît ou ne fît pas. La mort desbons et des inéchans y entre : l’édification et la destruc-tion des meilleurs desseins pour son service y sont renfer-mées, et nous tous ensemble pour ce qu’il lui plaira faireet disposer de nous. Nous n’avons donc qu’à lui dire quesa sainte volonté soit faite en toutes choses, le consulterpour la connaître, se soumettre à tous les événements, netrouvant de peine qu’en ce que nous devons faire, dans lacrainte d’y mettre du nôtre et de notre providence par-dessus celle de Dieu. Heureux celui qui n’a qu’à souffrir,à adorer Dieu en fout temps et en tout ce qui arrive; aussibien dans les maux que dans les biens, qui ne sont leplus souvent maux que dans notre imagination et dansnotre ignorance ! Il faut finir pour donner les lettres etpour prier Dieu pour notre défunte, quoiqu’elle ait encoremoins besoin de mes prières que moi des siennes. Car jem’estimerois très-heureux d’être avec elle, et j’espéreroisde pouvoir assister ceux que je laisserais après moi mieuxque je ne le pourrais faire durant ma vie. Nous sommes àDieu à la vie et à la mort ; il disposera comme il lui plairade nous tous.

Voilà pour Port-Royal. Quant à la famille, la mère An-gélique do Saint-Jean se chargea d’écrire à madame Périer,et la mère Agnès à Pascal. C’était, après la mère Angéli-que, les deux personnes de Port-Royal avec lesquelles Jac-queline avait eu le commerce le plus intime, et qui laconnaissaient le mieux.