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Tome II.
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ÉCRITS ET LETTRES DE JACQUELINE. III. 1652 A 1661. 313

LETTRE DE LA MÈRE ANCÉLIQUE DE SAINT-JEAN A MADAMEPÉRIER SlIR LA MORT DE LA SOEUR DE SAINTE-EUPI1ÉMIEPASCAL, ARRIVÉE LE 1 OCTOBRE 1661 '.

.Te n’ai point de paroles encore, ma très-chère sœur,pour vous entretenir de notre douleur commune. Vérita-blement votre billet d’hier me donna un coup dans le cœurque j’attendois aussy peu que je me suis attendue infailli-blement ce matin à la dernière nouvelle qui comble toutesnos afflictions passées. Je viens de voir M. Périer, à quije n’ai rien osé dire que ce qu’il savoit par votre billetd’hier au matin, parce qu’Hilaire m’a dit que vous vouliezqu’on en usast ainsi. Il en est si touché que je le plainsd’avoir à en apprendre davantage, et la trop grande espé-rance dont il voudroit quasy se flatter encore ne serviraqu’à lui rendre le coup plus sensible. Il n’avoit rien dit àM. Pas.... 2 . M. de Rouanez est icy ; j’en suis bien aise ;mais néantmoins, si la consolation ne vient de Dieu et dela foi dans ces rencontres, il est bien impossible d’enprendre en quoi que ce soit et en qui que ce soit au monde.Hélas ! je le dis comme je le sens avec trop de douleur;car j’en attendois beaucoup dans toutes nos afflictions pré-sentes et futures de celle que Dieu nous oste de peur quenous eussions encore cet appui. Qu’il soit loué éternelle-ment de ses miséricordes ! Il sait pourquoy il fait touteschoses, et tout réussit au bien de ses eslus, qui doiventadorer ses ordres sans pénétrer ses desseins. Je ne puis direcombien je ressens votre douleur, ma très-chère sœur, ni

' Cette lettre nous vient des papiers de M. Hecquet d’Orvni.

" On lit'd’une autre écriture au-dessus du nom : Paxchal.