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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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tKÉlACE.

quils constituent des éléments de sécurité, de repos etde dignité intellectuelle pour les peuples, ces grandesannées ont laissé après elles des biens moraux surlesquels devra se fonder le salut public. Nous allonsles dire.

On peut voir dans ce livre, car les jeunes générationsne le savent pas et lancienne la oublié, deux préjugésqui rongeaient le sein de la société française en 1830 ;lun était une haine fanatique contre la religion, ou dumoins contre ses pompes, ses rites et ses ministres;lautre, une inimitié ardente et acharnée contre toute lapartie élevée de la société, sous la foule de noms quelesprit de pactisait inventer. Ces deux sentiments au-raient rendu la révolution de 1830 terrible, si un pou-voir modérateur ne fût intervenu aussitôt; car elleaurait su partout adresser ses fureurs. Tant que cesdeux passions insensées existaient, reconstruire nétaitpas en la puissaneedes Français. Elles n'existent plus :lère qui vient de finir les a usées.Grâce àla lente actiondun gouvernement réparateur et à celle de lespritpublic rendu à lui-même, le sentiment religieux a reprissou empire parmi nous. Cette justice est due à la révolution de février, quelle a abjuré, parmi toutes sesréminiscences, limpiété. A la différence des exigencesopiniâtres de 1830, elle na pas eu délans quelle naitappelé la religion à les bénir; elle na pas eu de fêtes queDieu et ses ministres nv soient intervenus. Elle a montrédéjà à nos places publiques , plus souvent que la res-tauration même en quinze années, le prêtre sinterpo-sant entre Dieu et les hommes pour faire descendre