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IX
visibles de l’état présent et les angoisses inconnues del’avenir, ne disent-ils pas aussi à tout esprit sensé (pie,pour sauver la France, il faut abjurer tout ce qui l’a faitarriver une première fois si près de sa perte?
Onavu un gouvcrnemenlconstitutiounelemportéparune révolution de place publique, circonscrite, soudaineet absolue comme une révolution de palais; un grandprince renversédu trôneaprès un longet grand règne, endeux heures, par un simple trouble de sa capitale, avecune de ces jeunes et fortes familles qui formaient desappuis aussi solides que brillants pour le trône et pourl’empire; des institutions, enfin, qui versaient sur lanation des trésors de sécurité, de liberté, de prospéritéinfinies, emportées par une trombe populaire ignoréedu reste du royaume, et qui n’était le matin qu’unpoint noir à l’horizon, qui à midi avait tout englouti !Avec d’immenses sujets de tristesse, il y aurait là pourtout le monde de grands sujets de découragement, sjdes résultats salutaires ne venaient saisir et relevernos âmes.
C’en sera un, et immense, de reconnaître à cettefragilité, si soudaine dans ses effets, des raisons d’êtresouveraines et invincibles, qu’il sera en notre puissancede ne plus attacher à nos ouvrages. Il en est de plusgrands.
Les dix-huit années sont loin d’avoir été perduespour la France. De leur rude labeur, tout n’a point périavec leur Charte, leurs chambres et leur royauté. In-dépendamment des biens matériels qu’on ne contestepas, et dont il ne faut point parler avec dédain , parce