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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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PRÉFACE.

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de torts consommés, de principes méconnus, on neprétend pas que ces conséquences soient immanquable-ment déduites par la fortune. La fortune obéit à une loitrop haute, pour se faire absolument lesclave de noségarements. Elle ne nous mène pas toujours nousavons couru le risque daller. A côté des fautes qui pré-cipitent et perdent, peuvent se rencontrer, à notreinsu, des ressorts secrets qui arrêtent ou relèvent. Direles fautes, les combattre, cest simplement rappeleraux esprits le devoir de rechercher, de reconnaître lesressorts conservateurs, et de sy enchaîner.

Quelquun, de qui nous avons combattu une théoriedouteuse sur la propriété , nous jette laccusationdavoir calomnié la France et déserté, dit-il, la liberté...Le parti dont nous avons combattu les actes et les prin-cipes est-il la France à ses yeux? La démagogie révo-lutionnaire est-elle la liberté pour lui?

Nous, qui avons une longue habitude de défendreenvers et contre tous les droits de la liberté et lhon-neur de la France, nous nous sommes cru un devoir,celui de les défendre hautement contre une telle mé-prise et une telle injure.

Le critique pouvait se dispenser de chercher ailleursles motifs de cette levée de bouclier contre lanarchie ;il a mieux aimé descendre au fond de notre conscience,en scruter les moindres replis.

Et ce quil a découvert, dans cette invasion des se-crets de notre pensée, cest que nous accusons la ré-volution de 1830 dingratitude, et nous vengeons surses actes et sur ses lois. Ce serait être fort injuste, car