PUKt’ACE.
XXI
nous n’avons rien fait pour la révolution de 1830, etelle a fait beaucoup pour nous, lülle nous a frayé, parrabaissement de lage, l'accès de la chambre des dé-putés. Nous avons pu dire à la tribune, sur la loi élec-torale, sur la loi de la presse, sur la loi de la gardenationale, sur les attentats et les concessions de la se-maine de février (1831), tout ce que contient ce livre.Nous avons déclaré, la veille des élections, que nousvoulions 1 hérédité de la pairie, et pourquoi, commefait le livre même. Ce n’est donc pas l’échec électoralqui a décidé la façon de voir. C est la façon de voir quia décidé cet échec; il a été encouru sciemment, etquelque pénible qu’il nous dût être, l’accepternous étaitplus facile que de mentir à nos opinions et à notre vie.
Nous nous réjouissons qu’on ait rendu cette expli-cation nécessaire, qu’on nous ait contraint de rappelerque les principes posés aujourd'hui, les sentimentsexprimes, notre polémique en a été remplie, en a étésaturée quinze ans. Dans un de nos écrits les plus po-pulaires, on lisait (t) :
u La révolution française ne lut autre chose qu’une succession deréactions contre les quatorze siècles qui venaient de s'écouler. Ainsique toutes les réactions, celle-là fut violente et cruelle. 11 fallait ré-former; un détruisit. Au lieu d obliger'l’aristocratie à redevcuir utile,eu la rendant puissante et libre, on la noya dans le sang. Au lieu derendre le clergé aux devoirs et aux vertus de son ministère, on brisales autels : l’Etre suprême eut besoin, pour obtenir droit de cité, ducrédit de Robespierre. Au lieu d’entrer dans les pensées bienveil-lantes de Louis XVI, une aveugle démagogie porta sur sa tête in no -
(i) Lettre au J'-uraal des Débats, pendant la eensure de nS'A.?.
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