INTRODUCTION.
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Au terme de cette carrière close par un abîme,il est deux choses dont nous sommes heureux,c’est de n’avoir déserté jamais, ni les droits, ni lesdevoirs de la liberté constitutionnelle. Depuis ladouloureuse époque de l’occupation étrangère, onne citera point une faute de la restauration quenous ayons laissé passer sans la combattre; et,certes, il n’y avait à cela nul mérite; Il est des na-tures malheureuses qui sont facilement en con-trariété avec la fortune. Quand on voit une opinionvictorieuse, quel que soit son nom, méconnaîtrece qu’on croit la justice et la sagesse, on court àleur aide sans réflexion et malgré soi-même,comme si on voyait un ami se débattant dans lesflots et emporté par le courant.
Mais aussi nous sommes-nous abstenus, dansune longue opposition, de toute alliance et detoute doctrine qu’il aurait fallu désavouer un jouren approchant du pouvoir. Ce fut dans le feumême de la polémique la plus animée, et en pré-voyance de retours inévitables, que fut tracéel’histoire de la Pologne, pour frapper le publicfrançais des exemples terribles de cette malheu-reuse nation, qui, se relevant dix fois avec couragesous les coups de la Providence, a péri, parce quele corps électoral, sorte de bourgeoisie guerrièresous le nom d’ordre équestre, crut être plus libreen gouvernant sans partage, et assurer mieux sonégalité jalouse en déniant aux deux autres pou-