INTRODUCTION. l3
vrir : elles se donnèrent la main. C’était le droit soustoutes ses formes, avec tous ses prestiges, et toutesa puissance. La liberté se montrait liée à tous lessouvenirs de la patrie, pure des crimes qui avaientprofané son nom, défendue par sa Constitutionmonarchique contre tout entraînement à des excèsnouveaux, féconde cependant et en biens sans nom-bre, et en progrès sans terme. S’il fallait acheter,au prix de combats opiniâtres, le développementdes institutions promises, comment ne pas aimerces combats où se déployait le génie d’un grandpeuple, où tous les talents marchaient à la tètedes camps divers, où chaque assaut affermissaitles franchises de la patrie ; combats généreux qui,ajant une arène fixée par les lois, et venant seconclure nécessairement au pied d’un trône res-pecté, ne nous laissaient jamais craindre l’inter-vention de l’anarchie, et n’admettaient, la violenceni comme ennemie, ni comme alliée ! C’est ce quel’orateur romain appelle : Gertamen honestum etdisputatio splendida. Que la France garde, de cesjours de luttes glorieuses et de discussions magni-fiques, bonne mémoire! Ils lui ont appris tout cequ’elle sait de liberté. Maintenant qu’ils sont loinde nous, on aime à proclamer les biens qu’ils ontversés sur la France, surtout après leur avoir tantdemandé d’en verser davantage encore, afin qu’ilsfussent éternels. Ce sont les plus calmes, les plusprospères, et les plus libres que la France, jusqu’àce jour, ait comptés !