Buch 
Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
Entstehung
Seite
17
JPEG-Download
 

INTRODUCTION.

'7

de la bonté du ciel est comblée, et tout à coup laterre manque sous leurs pas ! Ces choses, nousles avons dites cent fois à la monarchie qui a passésans les entendre. Nous les redisons à la liberté :serons-nous mieux entendu?

La restauration ne se rendait pas compte quelléportait dans son sein un ennemi public contre lesenvahissements duquel elle devait de perpétuellessûretés à la France. Cet ennemi était lesprit contre,révolutionnaire, cest-à-dire le penchant à dé-duire sans réserve toutes les conséquences extrêmesdu principe de la légitimité; lempressement à ren-verser, au profit des intérêts anciens, létat socialet politique, créé par la révolution et consacré parle temps, par la Charte, par mille serments. Cé-tait le cancer qui la rongeait. On le lui a crié quinzeans, et il la dévorée.

La royauté nouvelle nourrit dans ses flancs unautre fléau : cest lesprit révolutionnaire , évoquédu chaos sanglant de notre première anarchieau bruit de la rapide victoire des masses surla royauté. Cet esprit funeste pèse sur les des-tins de la France de 1830 comme son mauvaisange. Nous écrivons pour signaler toutes ses œu-vres : cest prendre lengagement de combattreà peu près tous les actes du parti dominant ettoutes ses doctrines.

La contre-révolution ne semblait redoutableque grâce à dinévitables intelligences avec la

2