INTRODUCTION. 2y
par les sociétés pour trouver le repos et la grandeursur ces bases désormais indestructibles, maismouvantes et périlleuses, la liberté civile, l’exa-men universel, l’universelle controverse, lapublicité. Dans l’attente d’un avenir inconnu quipeut renfermer en ses flancs tant de chancesextraordinaires, et donner une face inattendue àtoute notre vieille Europe , la sagesse nous traceune loi impérieuse, qui pourra être méconnue,mais à laquelle il faudra, sous peine de périr, re-venir tôt ou tard : c’est d’abjurer les anciennesdivisions, de ne plus connaître désormais quedeux partis, l’un pour l'adopter et le défendre,l’antre pour le combattre ; l’un comprenant qui-conque, par ses intérêts, ses opinions, son in-telligence de la liante nature de l’ordre , est néces-sairement dévoué à sa cause ; l’autre qui, par desutopies de boue et de sang, est le désordre même.Dans le premier, nous ne demanderons pas à telou tel quelles sont ses affections : dans le second,à celui-ci s’il diffère de celui-là par des arrières-pensées. Nous ne voyons que les théories qu’onpropage, que les maux présents qu’on fait. 11 estdes doctrines conservatrices , fécondes, les seulesvraiment favorables aux progrès de l’humanité;nous les embrassons. Il en est d’anti-sociales, nousles répudions ; et nous flétrissons leurs défenseursvolontaires, nous combattons leurs opiniâtreschampions, nous essayerons d’éclairer leurs pro-