LIVRE PREMIER.
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guères cent jeunes gens, dont aucun n’éfait ma-jeur selon la loi civile elle-même, gourmander entermes altiers nos Chambres législatives (1) sur ceque les pouvoirs leur marchandaient , disaient-ils,la liberté! En Angleterre, cette folie, en mille ans,ne leur serait pas passée par l’esprit. A Rome, letribunal domestique leur eût appris, d’une façonterrible, à ne pas usurper ce nom de liberté , dansun âge où il ne leur était permis que de mourirpour les lois, et où, loin de pouvoir les outrageren tribuns, iis n’auraient même pas été admis àles invoquer en suppliants.
Le gouvernement que la société française ins-titue pour veiller à sa défense, est donc dépourvudu secours que lui prêtait chez les anciens, quelui prête chez les Anglais, pour contenir la libertépublique, un gouvernement antérieur à toutautre, celui du toit domestique. En France, les étu-diants trouvent tout simple de nous bâtir desgouver*nements, d’imposer des révolutions à leurs pères !
En même temps, le gouvernement est dépourvuparmi nous de l’appui que lui donnent partoutailleurs les hiérarchies sociales, toutes égalementintéressées à payer d’un retour entier d’obéissancel’assistance que chacune d’elles attend du pouvoirsuprême pour tenir les rangs inférieurs subor-donnés.
(1) Pétition des écoles de Médecine et de Droit aux deux chanx-lires, 1 831.