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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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PRINCIPES GÉNÉRAUX.

Là, non plus, nous ne disons pas que ce soit unbien, mais que c’est un fait. Parmi nous, la sociétéplus bienveillante que nulle part ailleurs pour lessituations inférieures, les voit déjà, les verra tou-jours de plus en plus s’agiter et se soulever contreelle, sans qu’il existe une force morale ou positivepour les dominer.

Par là même, l’état de la société française est lemoins disposé qui se soit vu dans le monde àl’organisation et à la durée d’un gouvernementlibre. Si donc la liberté, dans notre gouverne-ment, ne se subordonnait pas elle-même aux prin-cipes qui ont toujours régi les nations, si elle nese mettait pas, par un effort permanent de sapropre sagesse, hors des atteintes de ces troisconjurés infatigables : l’esprit brouillon, l’espritrévolutionnaire, l’esprit anti-social, cette li-berté, tant cherchée, disparaîtrait inévitablementquelque jour, perdue par ses fautes, et délaisséepar les Français. Qu’elle se montre à la longue in-compatible, par l’effet du vice des lois , avec toutgouvernement durable et fort : le jour viendraoù elle périra; car les peuples renoncent à tout,hormis au pouvoir, leur protecteur nécessaire. Onles verra bien le méconnaître et l’outrager dansles jours de repos et de bien-être ; on les verra ledétruire même dans une heure de délire, maispour revenir bientôt sur leurs pas, honteux et