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LIVRE PREMIER.
repentants jusques à la servitude. La raison enest simple : avant de vouloir être libres, les nationsveulent être.
Les principes que nous posons sont donc ceci :Le pouvoir est la vie et la force des nations. Toutesles institutions doivent être tournées à cette fin :raffermir, en le réglant.
En conséquence, Faction doit toujours être dé-volue au pouvoir, sans partage et sans entrave.Voilà le gouvernement.
Les droits, soit privés, soit publics, ontpour appui et pour défenses des garanties cons-titutionnelles, qui se résument toutes dans lecontrôle constant et régulier des actes du pou-voir ; d’où il résulte que partout où il y a action,il doit y avoir contrôle : contrôle, par exemple,au milieu de nous, des corps municipaux auprèsdes maires ; des conseils, auprès des préfets ; deschambres, auprès du gouvernement même. Voilàla liberté.
L’exercice du droit de contrôle, à ces diversdegrés, doit être soumis à des pouvoirs électifs, etl’élection, quelles que soient ses formes, directeou indirecte, plus restreinte dans le premier cas,plus étendue dans le second , doit être conçue demanière à fixer généralement la puissance publi-que dans la région des garanties et des lumièresrelatives, soit par l’effet des mœurs, soit à leurdéfaut, par l’effet des lois. Voilà l’ordre.