PRINCIPES GÉNÉRAUX.
vingt ans, nous la définissions l’ordre parles lois.Cette définition nous parait bonne encore : nousla maintenons.
L’état social, en effet, ne se compose pas seu-lement d’intérêts matériels : il se compose aussi,il se compose surtout d'intérêts moraux. C’estpour les mieux assurer que les hommes les ontplacés, les uns et les autres, sous une communeégide, celle des gouvernements constitués.
Les intérêts matériels se résument tous dans lapropriété. La propriété est, selon Rousseau même,le fondement de la société civile. L’ébranler sousles pas de l’homme, c’est commettre le plusgrand crime qui puisse être conçu par la penséeenvers l'homme et envers son auteur ; c’est nousdépouiller de ce besoin de conservation, de cetintérêt au progrès, de cet élément de perpétuité,de ce prix du labeur et de l’économie, de cemoyen de loisir et de méditation, source de tousles travaux, de toutes les découvertes de la pen-sée, et, par suite, principe de tous les développe-ments de l’âme et de la conscience. C’est renversertout ce qui fait la puissance de l’humanité, toutce qui atteste la bienveillance de Dieu envers lacréature faite à son image.
Est-il besoin de dire que les intérêts morauxne sont pas moins chers, ni moins sacrés ? Telssont, par exemple, le respect général du juste etdu bon en toutes choses ; le respect de la sûreté %