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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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PRINCIPES GÉNÉRAUX. 67

vice à la fortune, et le talent à la pauvreté; leseul où la propriété ne soit substituée dans lesmains de personne, où personne ne trouve au-dessus de soi des obstacles qui arrêtent son essorvers la richesse, vers le pouvoir, vers la grandeur.Sous de telles lois, il n’y a pas de privilège; car iln’est pas de situations si hautes qu’elles ne soientaccessibles à tous. Périssable au gré des événe-ments dans les mains de chacun, la propriété n’estpoint la noblesse, ni rien qui y ressemble. Elle estle droit dans toute sa simplicité, puisque les avan-tages se proportionnent à trois choses que lapropriété comprend, et que la raison proclame :les charges, la capacité, les services.

On a pu aisément enlever aux classes éclai-rées tous les privilèges. On peut, et avec in-justice, leur contester tous les droits. Une pré-rogative leur restera ; celle d’être les dépositairesde tous les éléments de l’amélioration socialeet politique des nations. La pratique des arts,l’application des découvertes des sciences, l’a-mour des lettres, la culture de toutes les branchesde la civilisation forment le patrimoine de cettepartie riche, polie, industrieuse des sociétés hu-maines vers laquelle gravite la société entière. Cequ’on s'est mis récemment à proscrire sous le nomd’ oisiveté, est ce travail intellectuel et moral quiconsiste à répandre toutes les vérités utiles, à faire