PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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» calamités publiques , quand une secousse vio-» lente les a réveillées du sommeil des siècles ? c’est» ce droit de résistance et de salut par soi-même,» sur lequel la Constitution anglaise se fonde, et» dont Fox a dit qu’il serait bon que les rois s’en» souvinssent toujours, que les peuples ne s’en» souviennent jamais. »
Ces maximes ont reçu, depuis le temps où ellesfurent tracées, une sanction mémorable dans l’ou-vrage dont M. le vicomte de Chateaubriand, àl’heure même de la révolution de juillet, enrichis-sait nos fastes historiques. Ses Discours sur l’his-toire de France lient, et même subordonnent, dansnotre patrie, le principe monarchique au droitnational. L’illustre écrivain rappelle que tous nosrois ont été sacrés à Reims sous l’auspice de cetteformule : « Peuple, est-ce bien là celui que vous» élisez pour seigneur et roi ? » Tous? Hélas, non !Il en est un qui, après huit cents ans , raya du ri-tuaire de son inauguration ce témoignage des li-bertés antiques, et il n’a plus au front d’autrecouronne que celle de l’adversité.
La vérité est assurément qu’il n’y a point de pou-voir indéfini sur la terre. Supposez la légitimitésans limite possible, elle sera supérieure à toutesles lois humaines. Religion, mœurs, société ci-vile , tout tombera à sa merci. La nation entièreappartiendra corps et âme à son chef ; tout devraplier sous sa volonté, sous son caprice , jusqu’à ce