PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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interverti, tous les droits ont flotté sur leurs bases ?Quoi ! n’ont-ils pas entendu depuis vingt mois, lasociété elle-même mise en question chaque jourpar des doctrines qui sont une sédition morale,et par des séditions positives, qui sont ces doc-trines armées? Quoi ! n’ont-ils pas vu la Vendéeémue jusqu’à la guerre civile, et Lyon délirantjusqu’à la Jacquerie ? Quoi ! ne sentent-ils pointl’ordre tout entier chanceler sous leurs pas ? Et onvoit qu’ils ne le sentent que trop dans leurs pagesadmirables d’esprit, de courage et de talent (1)!
Non, non ! en présence des tristes et mystérieuxspectacles qui nous ont entourés sans cesse, necontestons plus les biens de la légitimité ! Com-ment nier qu’il y ait là un principe tutélaire, unesanction haute et puissante qui se lie à bien desbesoins matériels et moraux, puisqu’on ne peutl’abjurer, sans que le sol tout entier ne tremble ?La légitimité est à l’édifice des monarchies une cléde voûte donnée par l’histoire. Elle place lepouvoir royal sous l’abri des siècles, en le ren-dant respectable par ce double sceau de l’avenir etdu passé qu’elle porte en elle-même ; elle appuietoutes les institutions du pays à un élément éter-nel d’ordre et de stabilité. Il y a plus : elle n’estpas sans doute le droit absolu, mais elle en estl’image et le symbole. Elle tient par là aux fonde-
(1) De la Monarchie de 1830, par M. Thiers,