PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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nous, la maison régnante a vu la société même seformer dans son giron et croître sous son égide.
L’Angleterre n’a eu que des dynasties étran-gères ; la France n’en a connu que de nationales.Les Capétiens régnent depuis mille ans, c’est-à-direavant l’existence de la couronne d’Angleterre. LesAnglais ont versé leur sang à flots, sur des questionsde compétitions royales. Ces compétitions sont in-connues dans notre histoire, depuis le siècle re-culé où le sang à moitié germain de Charlemagneet le sang tout français de Robert-le-Fort se parta-gent l’empire, presque d’un commun accord. L’hé-rédité du trône est la loi fondamentale de la sociétéfrançaise. Fixée, sous la première race, au seind’une famille glorieuse, mais flottante entre sesmembres, parmi lesquels l’élection prononce; agi-tée, ensuite, par l’avènement de ce sang de Pépin-le-Bref, que la gloire de Charlemagne ne parvint ja-mais à nationaliser chez nos pères, elle se constitueenfin, sous la troisième race, en se ravivant. La lé-gitimité des Capétiens, illustrée et affermie sousPhilippe-Auguste, sous Saint-Louis, sous les Valois,remonte, en réalité, au-delà de Hugues-Capet lui-mème. C’est un contrat dont les premières pages,obscures encore, commencent aces temps de Ro-bert-le-Fort, d’Eudes, d’Hugues-le-grand, où lanation mal régie, mal défendue, mal comprisepar des princes à demi-barbares, cherchait dansson propre sein un autre point d’appui, faute