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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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PRINCIPES GÉNÉRAUX.

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seul atteint en juillet, et c’était déjà beaucoup! enfévrier (1831), c’est l’ordre social qui a été ou-tragé.

Nous n’ignorons pas que l’esprit- qui règne estde ne tenir nul compte ni des mécontentements,ni des forces que nous signalons. On se méprendgrandement aux ravages qui en pourraient naître,si le temps ne devait faire que les irriter. Croit-on,par hasard, que dans la lutte de l’Angleterre et desStuarts, ce soit l’Angleterre qui ait vaincu ? Point.Les Stuarts ont, il est vrai, perdu la couronne ;mais ils avaient, sur le trône, contesté la liberté àl’Angleterre. Dans l’exil, ils ont fait plus, ils la luiont ravie. Tant qu’il est resté un jacobite vivant,les lois d’exception, les suspensions de Ykabeascorpus , les proscriptions, les meurtres juridiques,ont attristé la Grande-Bretagne; et, parce sui-cide forcé de sa Constitution, elle donnait gain decause aux princes proscrits.

Croyez-vous que les amis du gouvernementmonarchique succombèrent seuls dans la révolu-tion de 1792 ? Point. Vous réussites bien à gagnersur eux le champ de bataille; mais vous aussi,vous y laissâtes, entre mille autres biens, la li-berté !

Une grande erreur est de croire qu’on n’ait af-faire, dans les réactions révolutionnaires telle quecelle à laquelle nous assistons, qu’à la société an-cienne, qu’à la société vaincue. Tout se tient dans