PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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Cette monarchie, qui aura contre elle les espritset les intérêts monarchiques parce que vous la vou-lez révolutionnaire , n’aura pas pour elle les for-ces révolutionnaires, parce qu’elle est la royauté,le pouvoir, un tronçon du Régime ancien, un essaid’ordre. Quels seront ses appuis dans le corps élec-toral comme dans la nation? Quels seront sesmoyens et ses procédés de gouvernement ?
Deux classes différentes de citoyens qui se reti-rent à la fois des pouvoirs politiques, les royalis-tes par colère, et les hommes à préjugés, à pas-sions démocratiques, par méfiance ou hostilité,en faisant un acte funeste pour eux-mêmes et cou-pable envers le pays, accomplissent une révolu-tion toute entière; ils livrent à la fois et tous lespouvoirs publics, et toutes les forces locales à uneseule classe, intermédiaire et mitoyenne, quisera, par son isolement même, incapable d’enbien user. Il y a aura là bien des périls ; il y aurades causes de malaise et d’instabilité dont on nepeut sonder la profondeur.
Dans cet état de choses, on trouvera partout lapropriété pour obstacle, quand on devrait l’avoirpartout pour appui; on ne pourrait soutenir lalutte avec elle qu’en la livrant aux agressions del’anarchie, dont on devrait avant tout la défen-dre; et, si elle travaille à se défendre elle-même,en conspirant, de concert avec les anarchistes, lachute de la royauté nouvelle, il y aura, pour celte