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LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE.
du trône avec les communes, et ne toucha paraucun point à la société ni à ses bases. Elle n'eûtgarde d’attenter à la propriété. Elle laissa intactestoutes les hiérarchies qu’elle avait trouvées de-bout. La vieille aristocratie, que les siècles avaientenfantée, et qui devait encore durer des siècles,ne fut pas un instant mise en cause. Si la Chambrehaute se vit suspendue, ce fut comme pouvoir,et non pas comme ordre. Quatre pairs seulementpérirent dans la tourmente. Charles II, en ré-paration de cet attentat, offrit à leurs héritiersun nombre égal de têtes de régicides au choix, etcela sans compter les innombrables victimes qu’àchacun des jours de son règne, il ajouta de sonchef à ce terrible holocauste. Nos journalistes,qui, au milieu de tout le sang versé depuis qua-rante ans dans notre patrie, n’ont la mémoirefrappée que des vindictes de la restauration, oùen seraient-ils si elle avait offert, aux vingt millefamilles touchées par la hache révolutionnaire,l’affreuse indemnité du talion ?
Cette différence dans le principe et les actesdes deux révolutions en produisit une autre, touteà l’avantage des Stuarts : ils avaient quitté seulsle sol anglais, d’où ils étaient seuls bannis; etquand ils rentrèrent, ils n’avaient point le cor-tège de toute une classe décimée, proscrite, ex-propriée : ils ne trouvèrent non plus debout au-cune des œuvres de la révolution. Elle n’avait laissé